La vague du street art à Buenos Aires

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Depuis que j’ai débarqué de nouveau à Buenos Aires après 2 ans, je remarque plein de choses à laquelles je n’avais pas fait attention la dernière fois. Et surtout j’ai plus l’opportunité de m’y intéresser. J’ai pu ainsi découvrir qu’il souffle à Buenos Aires un vent underground et artistique, hippie et hipster à la fois. Je me rends compte qu’ici, on peut être qui on veut, s’habiller comme on veut, se coiffer comme on veut, suivre son art à fond. Je vous laisse faire un tour d’horizons des merveilles que l’on trouve dans les rues de la capitale Argentine. Cette ville qui laisse vivre son street art, c’est Buenos Aires et moi ça me rend dingue de cette ville. Je vous laisse d’ailleurs aller lire pourquoi c’est le moment idéal pour visiter la city.

Retrouvez mes articles : Pourquoi c’est le bon moment pour visiter l’Argentine & 10 astuces pour voyager en Argentine en toute sécurité !

Les peintures murales

J’ai rencontré un couple d’artistes qui peignaient de nuit dans une rue de Palermo, ils m’ont expliqué comment ils vivent. De jour, ils travaillent et de nuit, ils se rejoignent dans un atelier en dehors de la ville, et dessinent. Une fois qu’ils ont terminé un dessin, ils trouvent le mur qui leur correspond le plus, et proposent leur dessin au propriétaire. Celui ci valide ou modifie le dessin et les paye ensuite pour qu’ils peignent son mur. Pas mal de propriétaires de murs blancs acceptent de peindre leurs murs parce qu’en fait : il évite ainsi qu’il soit recouvert de graffitis. On trouve de ces œuvres dans toute la ville, du représentatif au psychédélique en passant par le football mais aussi le figuratif…

Les artistes de rue

J’ai rencontré Léo, passablement éméché à 23h au croisement de deux avenues. Léo s’habille de clown parce qu’il sait que la société est une farce, et il jongle sur le passage piéton chaque fois que le feu passe au rouge, sous l’oeil excédé des conducteurs, auxquels au final il ne demande pas d’argent. Le reste du temps, il écoute les Rollings Stone et vit dans son appartement à Palermo, il me dit qu’à Buenos Aires, la gueule de bois est chronique.

J’ai rencontré Andrés Martín Roméo dans le marché de San Telmo. Le sourire illuminant d’un coin à l’autre son visage. Avec son accordéon, il reprenait « Dance for me » la dernière chanson à la mode, avec un enthousiasme incroyable. En face de lui, une trentaine de personnes prenant un café. Je me laisse emporter par la musique et par l’énergie du bonhomme. Il s’arrête et la foule l’applaudit à tout rompre. Les enfants se précipitent pour lui laisser 15 pesos… Mais c’est ce sourire, ce sourire qui vaut tout l’or du monde.

Le design capilaire

J’avais découvert Prana en 2018, et j’en étais tombée amoureuse. C’est un salon de coiffure qui joue avec les styles et les couleurs. Du rose ? Plutôt bleu ? Du vert ? Un arc en ciel ? C’est possible oui madame ! Le tout dans un décor vintage et jeux vidéos trop trop top. C’est un de mes endroits préférés à Buenos Aires. Il y en a 5 désormais car la mode s’est étendue et il n’est pas rare de voir des jeunes filles aux cheveux violets dans la rue ou le métro.

Les tatouages et piercings

Depuis 30 ans à Buenos Aires le tatouage est à la mode. Mais pas simplement un tatouage qui dit maman je t’aime, ou une ancre de matelot. Non ici, ce sont des tatouages complexes, aux très nombreuses couleurs, qui sont uniques pour chacun. J’essaie de vous trouver des photos ! Il existe une rue, la Bond Street (clic pour google maps) qui est une galerie entière de salons de tatouage, de piercing, et de style. Un endroit incroyable à visiter, totalement underground. J’en ai profité pour me faire le septum pour 350 pesos (moins de 5€).

Les communautés hippies

J’avais eu la chance d’être invitée chez les Awichas, une communauté hippie et communiste à laquelle on accède par une porte donnant sur la rue. à l’intérieur, une maison antique sur plusieurs étages, pas mal d’objets de récup’, des plantes et des chiens. Des peintures murales, on m’a même proposé d’y laisser ma trace. J’adore ce mouvement et cette vie en communauté dans laquelle une dizaine d’artistes venant de toute l’amérique du sud s’unissait. Le lieu organisait même des événements, des concerts et des DJ, malheureusement elle s’est dissoute depuis mon dernier voyage.

Les marchés

Les marchés sont des institutions à Buenos Aires. Il y a bien sûr les marchés d’artisanat en plein air, ceux où vous pouvez trouver des bijoux, des vêtements, chaussures, le tout naturel, j’adore par exemple celui de San Telmo tous les dimanches ou celui du parc Chacabuco les dimanches également..

Mais les marchés les plus intéressants sont les marchés couverts. Ils ont étés happés par cette vague hippi-pster et se sont convertis en incroyables food-courts (marchés de nourriture) comme ceux que l’on trouve à Dublin

Les meilleurs ? Celui de San Telmo, qui était un marché à légumes et qui se transforme en un marché gastronomique avec postes de tapas, Parilla, boulangerie, cafés…

Et mon préféré, le patio les laitiers, qui comme son nom ne l’indique pas est un food court incroyable avec sushis, tapas, pizzas, saucissons & fromages, bières, vins, gins, ceviches, hamburgers, plantes aromatiques… Musique à fond et super ambiance pour cet endroit définitivement exceptionnel !

Les DJ

Être DJ à Buenos Aires, c’est comme être dans une start-up en France, tout le monde l’est plus ou moins, et tout le monde sait et enseigne l’art d’être DJ. Certains ont un talent fou, je pense notamment à NattZ , qui utilise des choses comme Nicolas Jaar pour faire des remix super chouettes. Il faut savoir être bon, mais aussi se trouver des événements pour jouer, et être toujours à jour sur ses réseaux sociaux. Ici la photo d’un set à Cervelar, j’en parle plus en détail ici.

Les festivals

Les argentins sont comme nous : ils n’aiment pas les lundis ! Alors ils ont inventé ce qui s’appelle l’anti-lundi ! Tous les lundis soirs de 20h à 22h, le centre culturel du Konex, se transforme en un festival à ciel ouvert. Des percussions et du rythme, de la danse, un peu de bière et ces deux heures hors-du-temps font passer un incroyable moment à tous les jeunes venus profiter de leur lundi. L’entrée coûte 300 pesos (4€) et l’ambiance est extraordinaire !

Mais une fois qu’on a occupé son lundi, rapidement le jeudi devient monotone… alors les argentins ont inventé l’anti-jeudi ! Tous les jeudis le festival PAN s’invite pour dérider tout le monde. Dans ce festival, une autre ambiance, DJs, musique alternative, fabrication de pain, artisanat, expression corporelle, classes de yoga… Cette fois ci on laisse le corps s’exprimer non pas par la danse, mais dans sa pure expression… L’entrée coûte 300 pesos (4€)

Cet article sur le street art à Buenos Aires vous a-t-il plu ? Comme d’hab’, je vous laisse suivre mes pérégrinations sur les réseaux sociaux (FacebookInstagram ou lisez les derniers articles ici) et j’espère vous voir en Argentine !

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