Tsunamis, typhons et autres surprises asiatiques : comment s’en protéger ?

Sac de toile dans le gros temps – Nous avons eu pas mal de malchance avec le climat lors de notre voyage en Asie du sud-est. Il faut donc savoir le prendre en compte avant de partir. Petit aperçu des événements climatiques qui se font de plus en plus présents – changement climatique oblige.

Ce site pratique recense pays par pays la période de mousson et la meilleure période pour visiter chaque zone. Les infos qu’on retient globalement c’est que de mai à octobre c’est la mousson. La saison des pluies dure plus ou moins six mois dans tous les pays d’Asie du Sud-Est, elle commence en mai ou juin, et se termine entre octobre et novembre. Ce n’est alors pas le moment idéal pour s’y rendre, car il pleut, très fort, tout le temps. Ensuite de novembre à avril c’est la période sèche. Alors quand on a su ça, ça tombait à pic pour notre voyage! Oui sauf qu’en fait, ce n’est pas aussi simple… La période sèche, tout comme la mousson, est ponctuée d’événements climatiques qu’il vaut mieux tenir en compte !

Les possibles surprises asiatiques

Un Typhon

Qu’est ce que c’est :

Un typhon est un événement climatique aléatoire, que les habitants connaissent bien, et qui se déclenche en toute saison, avec de plus fortes chances entre novembre et janvier. Le mot cyclone ou tempête est utilisé dans d’autres parties du globe, en Asie, on dit Typhon. Ce sont de grandes dépressions, amenées par une forte chaleur et l’humidité, et ont parfois plusieurs centaines de kilomètres de portée. Il ne s’agit que de pluies, très fortes, 25° de température ambiante, et selon l’endroit, s’accompagne de vents violents. Il y en a 80 par an sur toute l’Asie du sud-est. Aux Philippines, les habitants les comptent de A à Z entre janvier et décembre.

Comment s’en protéger ?

Comme ils sont aléatoires et imprévisibles, ce sont les locaux qui vous diront si cette pluie épaisse est normale ou bien d’un Typhon. Une seule solution malheureusement : rester enfermé chez soi. On peut prendre le risque d’aller se promener mais il peut arriver qu’un cable éléctrique ou un palmier tombe au sol, et si justement vous êtes en dessous… Mieux vaut ne pas prendre le risque !

Notre histoire de typhon :

Du 10 au 30 décembre 2019, l’île de Bohol est frappée, comme tout le centre des Philippines, par un Typhon. Alors nous avons passé 8 jours enfermés dans notre cabane en bambou, sous une pluie battante. Bon, rien de dramatique, quelques coupures de courant mais pas de dégâts majeurs: il pleut, il fait 25°, la pluie tombe drue et il n’y a pas un pet de vent. On prend sur nous comme on peut, journée Netflix, journée ordi, journée jeux vidéos… Nous avons ensuite décidé de changer de pays car un 2e Typhon allait suivre le premier, et que nous voulions profiter un peu de nos vacances : le vol a été le plus remuant de ma vie !

Une tempête tropicale

Qu’est ce que c’est :

Un Typhon et une tempête tropicale sont la même chose sur le papier : un cyclone avec un oeil. Ce qui les différencie : la violence du vent. À partir de 64km/h, c’est une tempête tropicale, au delà de 118km/h c’est un typhon. Ce qui réellement change à mon avis, c’est la durée… Le typhon dure plus longtemps que la tempête tropicale. Et selon mon expérience, le vent était moins fort lors des typhons : la pluie tombait drue… Mais bon je ne suis pas climatologue ! Le gouvernement met en place un plan d’alerte : orange puis rouge, puis violet et noir.

Comment s’en protéger ?

Les autorités ont conscience de l’arrivée d’une tempête tropicale, souvent l’évacuation des touristes est mise en place dans les lieux touristiques. Evidemment donner la priorité aux touristes et pas aux locaux semble une aberration totale et mérite jugement, mais vous serez contents à ce moment là d’avoir évité le drame.

Notre histoire de tempête tropicale : Pabuk

On avait bien profité du nouvel an sur la jolie et festive île de Koh Samui, à l’ouest de la Thaïlande. Et puis depuis qu’on était arrivés dans notre petite location avec piscine qu’on partage avec un ami argentin, accuweather nous annonçait un orage : zut on ira pas sur la plage, tant pis on a la piscine. Sauf que la nuit a été très mouvementée, et on se réveille le matin, avec les palmiers qui dansent littéralement autour de nous. Je veux vérifier quand cela va se terminer, et je google “storm koh samui”. Je réalise alors, que cette tempête “Pabuk” est la première depuis 30 ans à être d’une violence aussi forte en dehors de la période de mousson. Que la moitié des touristes de l’île ont étés évacués par les militaires. Que les vagues attendues sont de 7 mètres. Que les vents vont continuer à s’intensifier jusqu’à 19h, et rester forts pendant la nuit, mais que le lendemain matin ça devrait être terminé. Alors pour le moment, à 15m au dessus du niveau de l’eau, on est en sécurité. La maison ne craint pas le vent, juste on espérait que rien de gros ne s’envole et ne termine dans les vitres.

Un tsunami

Qu’est ce que c’est ?

Un Tsunami est une vague mesurant entre 1 et 15 mètres arrivant entre 50 et 1000 km/h. La mer se retire de façon anormale pendant quelques minutes, puis c’est une vague immense qui survient et détruit tout sur son passage. Cette vague est due à un séisme ou un glissement de terrain (souvent sous-marin dans cette partie du monde), et est une réaction de l’océan a cette perturbation. L’Asie du sud-est se trouve sur la ceinture de feu, qui est l’endroit où se détache progressivement la plaque tectonique indienne du continent Eurasien. Une ligne de volcan sous-marins se trouvent le long de la côte Indonésienne. Ce processus prend des milliers d’années, mais nous vivons cette rupture par de violent séismes et tsunamis. Depuis 2004, cette partie du monde a été touchée de nombreuses fois.

Comment s’en protéger ?

Peut-on alors décider d’ignorer totalement cette zone, sous prétexte qu’elle est à risque ? Et manquer par la même occasion les trésors de Bali ou de la Thaïlande ? Quelques conseils pour être en sécurité lors d’un tel événement :

  • Vivre au moins 20 mètres au dessus du niveau de la mer. On peut vérifier sur ce site l’altitude de son lieu de vie. Cela implique s’éloigner des côtes, mais dans une zone à risque c’est tout de même plus sûr que d’être surpris en plein sommeil par le fond marin dans la chambre.
  • Il y a toujours une deuxième vague. Ne pas sortir après la première.
  • Avoir de la nourriture en cas de coupure de courant : faites quelques provisions, de l’eau et de la nourriture instantanée.
  • Savoir où se trouve le point de ralliement et s’y trouver à moins de quinze minutes à pied, une fois la 2e vague passée, rejoindre ce point pour être évacué.
  • J’ai trouvé plus de conseils sur le site de l’ambassade belge : notamment à propos d’avoir une personne extérieure contactable par tous en cas de séparation du groupe, je vous conseille d’y jeter un coup d’œil.

Notre histoire de tsunami

Nous avions prévu de camper pour noël sur une toute petite plage paradisiaque au nord-ouest de Java. Et puis comme je l’expliquais ici, on a changé nos plans pour passer noël aux Philippines. Alors pendant qu’on déjeunait le 22 décembre à midi, Angel arrive et nous annonce qu’un tsunami a dévasté la côte ouest de Java, et le bilan est lourd, plus de 160 morts et de nombreux disparus… On se sent un peu faibles, heureux de ne pas avoir fait partie des chiffres qui continuent de grimper… 200 puis 300 et jusqu’à 400 morts et des milliers de blessés…

Plus de 2 milliards d’habitants vivent dans cette zone, dans un niveau de pauvreté extrême. Il n’y a pas de prévention mise en place pour eux. Les scientifiques savaient que le volcan aurait un glissement de terrain, mais n’ont pas prévenu la population car ils pensaient que cela n’aurait pas d’impact… ça me révolte cet “oubli” volontaire des populations pauvres dans les zones à risques…

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