Découverte atypique en Bosnie Herzégovine

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Je pars découvrir la Bosnie Herzégovine, pour être plus exacte, l’Herzégovie, mais ça, je ne le sais pas encore. D’ailleurs quand je me prépare à partir pour ces quelques jours, je ne sais pas grand chose sur le pays. La tristement fameuse Sarajevo, à cause de l’attentat en 1914 et de la guerre des Balkans en 1994, mais aucune autre info n’avait émané de ce pays, jusqu’à ce que je décide d’y mettre mon nez et mon sac à dos !

Se rendre en Bosnie Hérzégovine

On prend un bus depuis Dubrovnik à travers les frontières Croates-Bosniaques, bosniaques-croates, et croates-bosniaques encore. Oui car Dubrovnik est coupé du reste de la Croatie par l’accès à la mer de la Bosnie-Herzégovine, sous le nom de Neum. Cela prend pas mal de temps puisqu’on est pas ici dans Schengen. Vérifications d’identité, contrôle des baggages, il y en a pour plusieurs heures. Et cela tombe bien, parce que comme 99% des passagers de ce bus : je ne connais pas une minute de l’histoire de la Bosnie-Herzégovine ! La guide entreprend donc de nous initier un peu à l’histoire de ce pays.

Les religions en Bosnie et en Hérzégovie

C’est un pays surprenant : on compte !

Trois ethnies cohabitantes: serbes, croates et musulmans.

Quatre religions officielles : musulmans, orthodoxes, serbo-catholiques et quelques juifs.

Deux régions dont les climats sont opposés : la Bosnie (nord-continental), et l’Herzégovie (sud-méditérannéen) et ces deux régions sont indépendantes.

Trois présidents, élus pour 5 ans, qui dirigent à tour de rôle pendant 6 mois. Un drôle de mix donc dans ce pays, presque entièrement détruit par la guerre, lorsque les Serbes et Croates s’en sont servi comme d’un tampon entre leurs tensions, ce que je veux dire ici, c’est qu’on est très clairement dans le no-man’s-land du conflit…

Počitelj

C’est un village médiéval musulman sur la montagne, premier arrêt en Bosnie. Le village est composé à 80% de musulmans. Mais y vivent aussi des serbes, des croates, des Yougoslaves, le tout dans un petit village d’une centaines d’habitants. C’est beau, on en a le souffle coupé.

Mostar – du slave « Most » – le pont (bridge). Littéralement : « la ville des gens qui s’occupent du pont », est une ville avec une histoire des plus intéressantes. Elle est musulmane et son architecture ottomane. Il y a donc un bazar, et de nombreuses mosquées dans les différents quartiers de la ville.

Mais la ville est restée ouverte et elle a accueilli au fil du temps églises (catholiques ou orthodoxes) et synagogues. Une mixité religieuse s’est crée à Mostar, en 1920 40% des mariages étaient mixtes !

Un immense pont relie deux parties de la falaise, il a été construit un l’architecte élève de Sinan (un architecte très fameux dont le mouvement s’inspire de la Sainte Sophie d’Istanbul – je n’ai pas encore eu l’occasion de m’y rendre, mais c’est dans la bucket list!). De jeunes, très jeunes gens, sautent du pont dans la rivière, pour quelques dollars. J’ai même entendu un gars de l’hostel raconter qu’il avait pu rester avec eux, s’entraîner, et finalement, sauter lui aussi : attention aux amateurs de sensations fortes!

Divisée par la guerre de Yougoslavie, la ville est en cours de reconstruction, le pont a été reconstruit, et peu à peu églises, églises orthodoxes, mosquées et synagogues retrouvent leur place – dans la même rue – afin qu’elle retrouve sa mixité d’antan…

Incroyable choc des civilisations pour moi, qui ne savait pas qu’on trouvait cela au cœur de l’Europe!

On continue direction le Montenegro ! N’hésitez pas à me retrouver sur Facebook & Instagram !

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