10 astuces pour se déplacer en toute sécurité à Buenos Aires

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Buenos Aires n’est plus la ville dangereuse qu’elle a pu être autrefois. J’écris cet article dans le métro (subte), et je sais avec certitude qu’on ne me volera pas mon téléphone à l’arrachée comme ça aurait pu être le cas il y a 5 ou 10 ans. Comment je le sais ? Il y a dans mon wagon 2 policiers (bon, sur leur téléphone, eux aussi hahaha), des caméras dans toutes les stations… Et surtout parce que lorsque l’on vit ici on apprend qu’il y a quelques règles à respecter pour pouvoir se déplacer en toute liberté et sécurité à Buenos Aires.

C’est parti pour quelques astuces « be safe not sorry » (sois en sécurité, pas dépité) qui te serviront non seulement à Buenos Aires, mais aussi dans toute l’Amérique latine !

1. Le sac à dos sur le ventre !

On commence par un grand classique. Quand on est dans une rue passante, ou bien dans le métro : on passe son sac à dos sur son ventre. Oui ce n’est pas très esthétique, mais ça évite que ledit sac à dos soit ouvert par l’arrière et vidé de son contenu. Je dis grand classique parce que j’en vois encore à qui ça arrive…

Vu à Microcentro : un mec se met à faire une danse de Mickael Jackson, tous les touristes se mettent à le regarder. Le complice passe par l’arrière et fait la tournée des sacs à dos.

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Bien posé sur le ventre : risque zéro.

2. Le téléphone dans les transports en commun…

…se trouve rangé (dans ta poche ou ton sac à dos – que tu tiens sur tes genoux). Tant que tu ne connais pas la ligne, et les endroits qui craignent. Une fois que tu sais quels sont ces endroits, tu peux te détendre un petit peu et sortir ton téléphone entre ces endroits.

Vu à Constitucion : quand le bus est à l’arrêt, un mec saute, et attrape ton téléphone en passant le bras par la fenêtre.

3. Taxi ou Uber ?

Taxis oui, mais de toute façon ce sera plus cher que Uber. Pour avoir Uber en Argentine il faut avoir déjà téléchargé l’app dans son pays d’origine, car sinon vous ne pourrez pas payer en CB votre course. Les Ubers ont également tendance à éviter les courses payées en CB. Mais ils ne vous arnaquerons jamais car les prix sont fixés par l’app. Bref, comme je vous l’expliquais dans cet article des Apps que je télécharge pour voyager : Uber est un indispensable.

D’une manière générale : LA NUIT on prend toujours un Uber ou un Taxi. On attend son Uber à l’intérieur, et on sort quand il arrive. Lui, attendra toujours que vous soyez rentré-e chez vous avant de redémarrer.

PENSEZ-Y : votre téléphone vaut entre 300 et 1000€, en racheter un ne vous fera pas plaisir. Un Uber, qu’il vous coûte 150 ou 300 pesos, vaudra toujours la peine.

4. Les quartiers à éviter

Constitucion : une grande station de bus. Donc forcément pas mal de bus passent par cet arrêt. C’est là qu’on applique le point numéro 2.

Once de Septiembre : Un quartier de marché et de magasins à très bas prix et station de bus.

Flores : Un quartier qui s’éloigne du centre de Buenos Aires. Pas de raison pour que vous y passiez.

Retiro : la plus grande station de bus de Buenos Aires, obligatoire pour partir vers d’autres régions, mais en général on n’y passe pas par hasard. Si on y est, on fait attention.

Caminito de la Boca : Le quartier touristique est magnifique. Mais on n’en sort pas. On ne va pas se promener autour pour voir le stade de Boca ou parce qu’on était trop curieux.. Il n’y a rien à voir à part de la misère. On en parle dans le point suivant.

Les villas : 11114 et 31. Les villas sont l’équivalent des Favelas au Brésil, ce sont des zones de non-droit, de drogue et de prostitution, de violence, vols et meurtres… J’ai trouvé cet article (en espagnol) qui donne quelques chiffres. 397.705 familles vivent dans ces deux zones de Buenos Aires. Sans tout à l’égout, électricité… On en parle juste en dessous.

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Pas loin du quartier de Retiro, elle est particulièrement connue pour être le point de rencontre des dealers d’héroïne…
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11114 se trouve à 30 blocs de chez moi, il suffit de ne pas y aller pour ne pas avoir d’ennuis…

5. Sous aucun prétexte vous ne devez entrer dans une Villa.

Aucun prétexte. On n’est pas un touriste pour regarder (ou pire, photographier) la misère des autres.. Je trouve ça incroyable ce tourisme de la misère qui se développe… Donc ne participez pas à ça.

Si vous entrez dans une villa, il y a de fortes chances pour qu’on s’aperçoive rapidement que vous n’êtes pas d’ici. Et alors vos chances d’y perdre portefeuille, sac à main, téléphone, montre, habits, la vie, augmentent à chaque pas. Ah et on appellera vos proches pour leur demander 100.000€ de rançon.

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« Villa 11114 à tout rythme : vols aux alentours du stade de San Lorenzo »

5. Les quartiers à éviter de nuit

San Telmo, est super chouette de jour, mais de nuit, je ne te le recommande pas.

Palermo, on évite les sorties de boîte de nuit tôt le matin. Ou alors se référer au point 3.

D’une manière générale : on évite de se promener la nuit dans une rue pas trop éclairée. On se déplace en Uber/taxi et pas en transports en commun.

Vu à Flores : une voiture te coupe la route, une moto s’arrête derrière toi, et c’est « donne moi toutes tes affaires ».

6. On ne résiste pas.

Tant pis, si ça vous arrive quand même, vous devez tout donner à votre agresseur. Surtout s’il est armé.

Vu récemment à Puerto Madero (la zone riche qui pourtant ne craint rien) : deux hommes en moto tentent d’entrer dans l’hotel d’un riche investisseur. Il résiste. Ces derniers ouvrent le feu, blessent mortellement son fils.

7. Les entrées et sorties de chez soi…

…se font rapidement. On entre/on sort, mais on ne laisse pas la porte ouverte pendant trop longtemps.

Vu il y a quelques années : pendant que la porte est ouverte, on vous fait entrer chez vous, pistolet sur la tempe, et « donne moi tout l’argent que tu as ».

8. Métro & Bus

Les lignes H et E du métro sont désormais excellentes. Le petit Hergé raconte l’histoire du métro de Buenos Aires et donne quelques éclairages sur certaines lignes.

Pour les bus, il faut faire attention : aux fenêtres, et quand le bus est à l’arrêt. Ah attention aussi, s’il y a beaucoup de monde, il y a encore 5 ans, certains pouvaient passer avec des couteaux et éventrer les sacs à mains : je ne pense pas que ce soit encore le cas aujourd’hui. Mais mieux vaut être prévenu que guéri.

9. « Le crocodile qui dort…

….est un sac à main ». Mon expression favorite, qui dit qu’en fait, il faut juste tout le temps être vigilant, pas angoissé puisque la criminalité est très clairement en baisse, mais être toujours conscient de où sont ses affaires…

10. Bonus

Vu au parc Chacabuco : « bonjour je suis EDF il faut que je passe chez vous régler le compteur » – mais oui passez monsieur. Et hop, un cambriolage ! Mais ça ça ne devrait pas vous arriver si vous êtes à l’hôtel ou hostel.

Dans tous les cas, on se sent beaucoup plus en sécurité à Buenos Aires en 2020 qu’en 2018 ou 2015, la société évolue, et avec elle progressivement le pays passe d’un tiers-mondiste, à un pays plus proche de nos idéaux européens. Et si Hobbes veut discuter de si la sécurité est ce qui fait avancer un pays, ici à Buenos Aires l’exemple c’est que oui !

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